soins de santé

Dialogue public : La médecine du futur sera-t-elle génomique?

 

Jeudi 28 novembre, Musée de la civilisation, Salon des visiteurs, 19 h – 21 h. Entrée libre.

Dans le cadre des Rencontres science et société de Québec, l’Université Laval propose au public de Québec un événement original : la conclusion d’un dialogue public entre 166671623citoyens et experts scientifiques autour d’une innovation scientifique porteuse d’espoirs et de risques. En 2013, le thème du dialogue public est la médecine personnalisée, dite aussi médecine génomique. La question qui sera au coeur du dialogue est la suivante: « Quels enjeux devraient être pris en compte dans le développement de la médecine génomique au Québec? »

L’actualité nous rappelle sans cesse l’importance des sciences et des techniques dans notre monde, que ce soit pour le comprendre, le transformer, l’exploiter ou le protéger. La médecine stk31201sbspersonnalisée (ou génomique) aspire à être la médecine de demain. Au Québec, des dizaines de millions de dollars viennent d’être investis en recherche pour développer cette médecine basée sur des tests génétiques qui pourraient permettre de connaitre le génome de chaque personne, afin d’y ajuster au mieux les médicaments. Comment cette médecine nous soignera-t-elle?

Un panel de 11 citoyens a réfléchi à cette question à partir d’un blog créé et nourri par des étudiants de 2e cycle de l’Université Laval, dans le cadre du cours “Communication du risque” (Département d’information et de communication de l’Université Laval, professeure responsable Florence Piron). Cette équipe d’étudiants a assuré la réalisation du dialogue.

Venez assister à leurs échanges avec deux experts, André Duval, biologiste et éthicien, et Jacques Simard, chercheur en oncogénétique, lors des Rencontres science et société de Québec, au Musée de la civilisation, de 19 h à 21 h.

André Duval :

André Duval Ph.D. a été professeur chercheur au Département de biologie de l’Université Laval pendant plus de 30 ans et il a quitté ses fonctions en 2003. En 2006, il a terminé une maîtrise en éthique à l’Université du Québec à Rimouski et il a, par la suite, prononcé des conférences et effectué des formations auprès du personnel de différents organismes.

Il est membre de plusieurs comités d’éthique dont celui de Santé Québec (Institut de la statistique du Québec : ISQ),  du comité de protection des renseignements personnels à ce même institut, du CER du CHU de Québec, du Comité d’éthique des régimes de retraite de l’Université Laval. Il a pris la responsabilité de la formation et de la sensibilisation du personnel de l’ISQ en éthique et en gouvernance. Il préside depuis deux ans le Comité de gouvernance et d’éthique au Centre de réadaptation en déficience physique – Chaudière-Appalaches. Il a été recruté par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) où il collabore à l’élaboration des procédures sécuritaires dans la gestion des dossiers de la régie.

De 1991 à 2012, il a œuvré au sein de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel dont il a été le président fondateur.

Jacques Simard :

Jacques Simard Ph. D. est titulaire d’une chaire de recherche du Canada en oncogénétique. Il est professeur au Département de médecine moléculaire de l’Université Laval et Directeur adjoint de la recherche fondamentale du Centre de recherche du CHU de Québec. Pr Simard est l’auteur de plus de 330 publications.

 Pr Simard a collaboré à la caractérisation de l’impact des mutations dans les gènes de susceptibilité au cancer du sein et de l’ovaire, BRCA1 et BRCA2. Depuis 2001, il est directeur d’une équipe interdisciplinaire et internationale de recherche en santé sur la susceptibilité génétique au cancer du sein, financée par les IRSC.

 Au cours des dernières années, cette équipe a étendu ses réseaux internationaux pour accroître sa capacité d’effectuer une évaluation épidémiologique génétique robuste du rôle des variants génétiques individuels dans le risque de maladie, et la façon dont un tel risque peut être modifié par des interactions avec d’autres gènes et facteurs liés à l’environnement et aux habitudes de vie. Ce partenariat crée des occasions exceptionnelles d’accélérer l’intégration de plusieurs types de facteurs de risque dans des modèles de prédiction des risques de cancer du sein. L’équipe interdisciplinaire effectue également des études qui visent à mieux comprendre comment cette information peut être communiquée aux patients, à leurs familles et aux professionnels de la santé afin d’en garantir l’utilité en contexte clinique et son impact sur la santé des populations à risque.

 

Table ronde : « Éthique du care : Quelle place occupent la dignité humaine et le respect de l’autonomie dans l’acte de soigner? »

 

Jeudi 28 novembre, Musée de la civilisation, Auditorium Roland Arpin, 13 h 30 -14 h 30. Entrée libre.

Table ronde organisée par la Faculté des sciences infirmières (FSI) de l’Université Laval, avec Mireille Lavoie, professeure titulaire à la FSI (Université Laval), Danielle Blondeau, professeure associée à la FSI (Université Laval) et Thomas De Koninck, professeur titulaire à la Faculté de philosophie (Université Laval).

Évoquer l’éthique du soin fait nécessairement référence aux notions de la dignité humaine et du respect de l’autonomie. « Quelque chose est dû à l’être humain du seul fait qu’il est humain », a écrit avec justesse le philosophe Paul Ricoeur (1988). Aussi, la reconnaissance de cette « exigence plus vieille que toute formulation philosophique » (Ricoeur, 1988, p. 235-36) est de toute époque. L’éthique du soin consiste ainsi d’abord à accueillir l’autre dans toute sa dignité. Mais c’est également assurer le respect de l’autonomie d’une personne, c’est-à-dire son désir de tracer son devenir et d’affirmer son identité jusqu’à la fin de sa vie. Les soignants sont ici invitées à amoindrir les « pertes » ressenties face à l’exercice de l’autonomie qui entrainent parfois de la détresse, de la souffrance et qui porte atteinte à la dignité humaine. Ils doivent soutenir l’expression d’une autonomie souvent fragilisée, mais encore porteuse de sens. L’autonomie se révèle alors à travers un « être-avec-l’autre ». Paradoxalement, certaines situations cliniques soulèvent des enjeux en lien avec la dignité et l’autonomie, qui sont susceptibles de menacer l’éthique du soin.  En ce sens, quelques exemples seront finalement présentés et discutés à la lumière des principes éthiques qui doivent guider le soin de l’autre. On pense par exemple aux situations faisant référence aux refus de traitements, au droit à la vérité, ou encore au soulagement de la souffrance en fin de vie.

Ciné-débat : Intouchables et débat sur le métier de soignant

 

Jeudi 28 novembre, Musée de la civilisation, Auditorium 2, 17 h – 19 h 30. Entrée libre.

Activité organisée par la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval et animée par Nicolas Vonarx, directeur du programme de doctorat en santé communautaire.

La diffusion du film « Intouchables » permettra de discuter du soin à la personne dans ce qui la préoccupe et la caractérise. Avec son contenu, ce film grossit une expérience de santé et montre des gestes qui y correspondent, nous permettant ainsi de constater que le soin ne se présente pas toujours là où on le suppose, et qu’il y a des soignants qu’on ignore souvent, et qui manquent encore de reconnaissance.

Synopsis du film Intouchables (2012)

Confiné à sa chaise roulante depuis un accident de parapente, Philippe, un riche Parisien amateur de musique classique,

engage Driss, un jeune Noir venu des banlieues, pour lui prodiguer au quotidien les soins dont il a besoin. Forcé d’accepter l’emploi, Driss ne se croit pas capable de prendre bien soin de Philippe, mais il refuse de le prendre en pitié malgré son handicap. L’insolence de Driss est rafraîchissante pour Philippe et leur relation se transforme rapidement en amitié. Philippe peut enfin s’amuser un peu et reprendre goût à la vie. Peut-être même jusqu’à rencontrer une femme…

 

Table ronde : « Notre société est-elle trop médicalisée? »

 

Jeudi 28 novembre, Musée de la civilisation, Auditorium Roland Arpin, 20 h 30 – 22 h. Entrée libre.

Table ronde animée par Mme Clémence Dallaire, doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, avec le Dr Fernand Turcotte, professeur émérite de la Faculté de médecine de l’Université Laval, et Bernard Roy, professeur titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval.

Cette table ronde sera précédée de la lecture publique de l’acte 2 de Knock ou le triomphe de la médecine (1923, Jules Romains), par des élèves en théâtre-études du centre d’art La Maison jaune (sous la direction de Mme Ghislaine Vincent) et de l’école secondaire Cardinal-Roy.

 L’argument de la pièce Knock ou le triomphe de la médecine

C’est tout à la fois l’histoire d’un trompeur trompé et surtout la rapide accession d’un canton à “l’existence médicale” grâce au génie d’un médecin mâtiné d’homme d’affaires avisé et entreprenant. Le Docteur Parpalaid, qui, pendant les vingt-cinq ans de son séjour à Saint-Maurice, n’a pas cru à la médecine ni fait fortune, vient de gruger le Docteur Knock en lui vendant un cabinet sans clientèle (acte I). Ce dernier personnage, joignant la ferveur du missionnaire à l’énergie de l’homme d’action, spécule sur la peur de la maladie et révèle le besoin de se soigner à la population du canton en commençant par une consultation gratuite le jour du marché (acte II). knock-largeTrès vite on accourt pour se faire examiner. Le Docteur Knock qui a su fédérer les intérêts du pharmacien, de l’instituteur, de l’hôtelière, a assuré la fortune de ses alliés, mais sa vraie passion, c’est la volonté de puissance. Au bout de trois mois, il peut montrer au Docteur Parpalaid un paysage “tout imprégné de médecine” sur lequel il règne sans partage. Le Docteur Parpalaid finit par le consulter pour lui-même (acte III). Ainsi la minable escroquerie de ce petit docteur de campagne met-elle en valeur les talents de Knock qui, rapidement, a su assurer “le triomphe de la médecine”.

Pour en savoir plus sur la surmédicalisation au Québec :

« Les Québécois surmédicalisés », article paru dans Le Soleil, novembre 2012.

Exposition : « Quand l’histologie devient une œuvre d’art »

Jeudi 28 novembre, Musée de la civilisation, Hall, de 13 h à 22 h. Entrée libreé

Science médicale et création, un tandem aux couleurs éclatées. L’association entre le professeur Éric Philippe du Département de chirurgie, division anatomie, de la Faculté de médecine et de l’artiste-peintre Guy Lemieux est à la base de cette exposition.

©facmedUL

©facmedUL

Toutes les œuvres ont été conçues par des étudiants qui ont participé aux ateliers de création en arts visuels de 2009 à 2012 à l’École internationale d’été de Percé de l’Université Laval par l’entremise et la collaboration de la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels et de la Faculté de médecine. La beauté et les textures de coupes histologiques du corps humain traduites en œuvres picturales.

Le professeur Philippe a assuré le volet scientifique en présentant, à l’aide de photos, les étapes de la formation du corps humain, les différents tissus histologiques et les structures anatomiques de plusieurs systèmes. Quant au volet création, l’artiste Guy Lemieux a chapeauté les ateliers de peinture qui ont permis aux étudiants de peindre, selon leur inspiration créatrice, les structures microscopiques étudiées préalablement. Chaque participant a pu exprimer, à son rythme, sa personnalité sur des toiles peintes à l’acrylique.

Pour plus de détails, consultez le site Internet de la Faculté de médecine de l’Université Laval.